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dimanche 9 mai 2021

Modifications/améliorations

Pour revenir en arrière

Je n'irai pas jusqu'au terme de "vitrine technologique" pour les modifications ou améliorations apportées, mais avec du temps et un minimum d'outillage, c'est réalisable, même par le motodidacte que je suis (je n'ai aucune formation de mécano)

Les chapitres sont en vrac, râlez pas, je suis aussi un peu peintre en informatique.

Et puis, et  surtout, je n'avais pas prévu cette rubrique pour mettre en vente cette moto.

Le circuit de lubrification :

Un moteur de side est moins bien refroidi que sur un solo (grosse roue devant, panier qui fait aussi obstacle...)

Je décide de placer le filtre à huile à l'extérieur (c'est déjà un petit radiateur par lui-même) et d'installer un radiateur.

Le carter moteur doit être modifié:



Il faut aussi vérifier le clapet de décharge:


Un flexible est raccordé à l'entrée du clapet


Il est branché de l'autre côté sur un manomètre réglé à la pression désirée.
Il suffit d'effectuer le réglage en jouant sur l'épaisseur des rondelles !


Le clapétomètre vient d'être inventé !
Après, yapuka tirer les tuyaux:

Bien entendu, c'est Super-Didier qui m'a fait l'adaptation banjo-radiateur:


La commande de boîte de vitesses :

La petite manip suivante permet de donner une plus grande douceur au passage des vitesses:

Au démontage, on observe sur le carter BV la marque que laisse le présélecteur pendant sa rotation


Le présélecteur fautif, dont l'axe appuie directement sur le carter en alu de la BV.


En manoeuvrant la commande de sélection des vitesses, le présélecteur entraîne la rotation du tambour, qui provoque le déplacement des fourchettes.




En fraisant légèrement le centrage de l'axe, on y introduit une bille qui doit très légèrement en dépasser.


En remontant le couvercle sur la BV, on frappe au marteau sur l'axe du présélecteur de façon à ce que la bille se façonne une cavité qui la reçoive.


Le présélecteur se manoeuvre ainsi avec un bien moindre effort.

Le reniflard de pont:

MotoGuzzi n'a pas jugé utile de monter ce précieux accessoire, l'échauffement du pont produisant irrémédiablement une surpression, qui, lorsqu'elle s'échappe par le spi, occasionne bien entendu une fuite d'huile.

Un vulgaire graisseur, dépourvu de la bille et du ressort, vissé sur le bras oscillant y remédie, les roulements du pont n'étant pas étanches:




Le bras oscillant démontable :

Changer la roue arrière d'un side est une épreuve bien pénible.
Sur ma première Veuve Noire, c'était un exploit, sur la photo, il manque la roue en tôle, et son bon gros pneu en 185, je vous laisse imaginer le poids du bazar !


Avec ce système, cela devient presque un plaisir :
L'amortisseur déposé, le bras côté gauche se sépare en libérant les trois vis, la roue sort alors comme sur une caisse...



 
Pour rester dans le bras oscillant, on m'a demandé pourquoi je n'avais pas monté d'amortisseur sur le panier : Depuis plus de 20 ans que je roule en side, je suis seul à bord pour 99,99 % des cas, la barre de torsion de monsieur Squire me suffit.
Par contre, le montage d'un amortisseur ne devrait pas représenter une grosse difficulté :


 
Changement de guidon :
 
La position de conduite ne me convenait pas, guidon trop en avant, bras trop tendus, braquage pénible.

Je dépose les guidons V7 Sport et les remplace par un guidon, que je raccourcis de 40 mm, sur platine d'origine.




Vue sur la fixation du carénage, fixé à la platine "GUZZI", un bidon d'huile recyclé sert désormais de fourre-tout, à sa gauche la fiche de liaison au bloc-compteur.


La vue d'ensemble (avec le photographe en prime)

Je vire la vilaine boîte caca-cata qui raclait partout et la remplace par un superbe tube inox de chez Mistral






Les soucis du compte-tours:

Au montage, j'ai gardé le carter distri (de mon ex-Calif III) en CT électronique.
J'avais 3 ou 4 CT, ils sont tous morts, suite à défaut du "cadre mobile" (flèche rouge).
Cela ne se change pas, ne se répare pas.


Bien entendu, on peut remplacer le CT électronique par un mécanique.
Sauf que le carter distri de la CIII n'est pas prévu pour...
Pas grave, me dis-je, je change le carter.

Mais... Ce serait trop simple, la fourche à balancier, de par son retour, ne permet pas la dépose du carter !


Le bras oscillant de la fourche étant déposé, je peux sortir le carter.


Finalement, c'est bien d'avoir démonté, les 2 roulements à aiguilles de la pompe étaient bien fatigués, je les ai remplacés.
Ben non, j'avais pô vu au démontage !



L'allumage :

Un gros morceau, dû au fait que la plupart des allumages électroniques ne sont pas conçus pour les 2 bougies par cylindre.
Après avoir fait fumer du Dyna (la qualité actuelle n'a plus rien de comparable avec ce qui était fait il y a 30 ans par les boys mâchonnant leur chewing-gum), bref, la réalisation chinoise ne mérite pas le prix californien.

Le premier montage avec bobines de V11, le Dyna a tenu 20 bornes


Sur les conseils de Jacky, je remplace par de la bobine Bosch, montage Calif III, le Dyna tient 200 km, je perds d'abord un cylindre, étant à 20 bornes de la maison, je me dis que je vais y arriver, pas de chance le second s'arrête bientôt, j'arrive à me garer en libérant la chaussée.
Pas de chance, je stationne devant la clôture d'une propriété, les proprios sont certainement absents, et ce sont trois chiens qui se relaient et aboient sans discontinuer jusqu'à l'arrivée de la dépanneuse !



Une autre alternative était l' Ignitek, j'ai questionné l'usine, je suppose que c'est un stagiaire qui m'a répondu, mais sans tenir compte des questions que je posais.
Quand aux 2 distributeurs français, je n'ai pas l'impression qu'ils aient envie de vendre le produit...

Mon choix s'est alors porté sur Silent Hektik .

Sans vouloir reprendre les caractéristiques détaillées du système, l'impulsion d'allumage se fait par un "volant" à ailettes initiant un capteur effet Hall.
Le dispositif se place sur l'alternateur.
Il existe pour le Bosch, le Saprisa et le Ducati.
Le hic, c'est que, en bout de vilo, je n'ai pas un alternateur, mais une poulie.
Ma chance, c' est que Silent Hektik propose un montage pour des Guzzi de piste dépourvues d'alternateur.



Encore une fois, c'est Didier qui a réalisé la fixation du disque sur la poulie.
J'ai découpé une tôle porte-capteur, des lumières circulaires pouvant coulisser dans les fixations d'origine de l'alternateur permettant le réglage.


Le boîtier d'allumage est posé sous la selle.
On remarque, côté G, 2 condensateurs.
L'explication plus loin...


La distance boîtier-bobine devant être supérieure à 20 cm, je place les bobines en position "refroidissement maximum".


Sur sa lancée, Didier a aussi tourné une belle poulie de tension, montée sur roulement étanche


Au premier rang, l' élève Chaprot me demande:
" Maître, l'allumeur d'origine ne sert-il donc plus à rien ? "
Mais que non, celui-ci, toujours équipé de ses rupteurs et de ses bobines, peut, en cas de défaillance de l'électronique (vieil air connu), être quasi instantanément remis en fonction.
Il suffit de débrancher l'alimentation de l'électronique et brancher celle des bobines.
Pour ne pas que les rupteurs ne s'usent, ils sont maintenus à l'écart de l'axe à cames par 2 petits colliers.



Franchement, pourquoi les condensateurs étaient ils montés sur l'allumeur ?
Ceux-ci se changeraient presque par plaisir !



Le volant moteur

A gauche, le volant origine Calif III, équipé de sa "rondelle" d'alourdissement, que je n'ai finalement pas monté pour raison d'équilibrage (Y'a plein de trucs qu'on ne peut pas faire dans un petit village...)
Par contre, le volant V7 Spécial m'a séduit (J'en avais monté un sur ma T3 Calif) c'était du style 1500 tours en 5ème, et pouvoir repartir sur un filet de gaz  et des "poum-poum-poum" !
C'est bien, un side coupleux...
Y'en a qui allègent les volants, moi je les alourdis...


Le couple conique :

Au début, ne sachant pas, j'ai laissé le 7x33  qui équipait l'engin, me disant que la différence de puissance entre le petit 850 T et le 1000 Calif allait faire la rue Michel (merci aux Frangins pour le prêt de leur tirade), ben non, trop court!
J'essaie alors plus long avec un pont de Convert de ??? (Là, j'ai la flemme d'aller chercher)
Bien sûr, il faut adapter le manchon d'accouplement car le pont Convert est en petites cannelures, soudé au TIG (Merci Philippe)


Et là c'était beaucoup trop long (Je vous rappelle que je n'ai pas de bureau d'étude qui bosse pour moi)
Jeannot me prête un pont de Calif EV en 8x33, je le monte pour la virée aux Bardenas avé le Barde, enfin, le bon rapport !
Jeannot veut garder son pont, je n' ai plus qu à m' en monter un. 
Je commande tout en neuf, la couronne est beaucoup plus mince que les anciennes fabrications, il faut empiler un tas de cales pour un bon réglage !
Made in China ???


Les culasses 2 bougies

Une merveille, le plus difficile étant de trouver le fraiseur capable de ce boulot pas vraiment évident, un mauvais réglage et la culasse va à la poubelle !
La 2° bougie occupant la place de l'arrivée d'huile, il a fallu placer celle-ci ailleurs :


Là, ça me fait vraiment râler, car j'ai oublié la photo côté soupapes !
Pour ne pas trop vous décevoir, je vous offre tout de même une jolie photo :


C'est fini.
Rangez vos cahiers et sortez en rang.










jeudi 19 mars 2020

850 T/Squire

Le 17 Janvier 2019
Depuis (trop) longtemps, je n’ai plus de side Guzzi.
Un membre du forum MZ en signale un dans le bon coin:
Une 850 T3 de 1976 attelée à ce qui ressemble à un side Watsonian, un summum de l’élégance britannique.
Quelques coups de fil avec le propriétaire, envoi de photos, le prix me convient, je décide de faire affaire.
La moto se trouve proche de Montceau-les-Mines, j’envisage l’aller en train et retour par la route (720 km quand même).
C’est jeudi matin, je prends la météo, et, horreur, découvre que malgré le réchauffement, c’est le Pôle Nord qui débarque dans 2 jours !
Coup de fil à l’assurance, je réserve un hôtel à Charolles, je récupère la Katha qui n’avait rien de spécial à faire, et nous voilà partis !
Arrivons à la nuit, à la lumière de mon téléphone, je découvre la bête , et surtout des solutions techniques étonnantes !
Un rapide tour dans les environs pour juger du contenu des entrailles de la bonne vieille Guzzi,et l’affaire est conclue.
Rejoignons Charolles où je m’offre un tête à tête divin avec 400 g de Charolais et un Crozes Ermitage.
Andrea préfère son Charolais en petits bouts...



Je vous fais tout de même voir la moto :


Vendredi 18 janvier 2019, au matin, -2°C, je fais les niveaux, équipe la brêle des manchons et du tablier, et décolle à 10 H, histoire de ne pas rouler sur des plaques de glace.


Le but étant de rentrer se mettre au chaud au plus vite, l’itinéraire choisi est Charolles, Vichy, Clermont et la A75 jusqu’à Séverac-le-château, et Rodez.
La température a oscillé entre -2 et -4, avec toutefois un grand coup de chaleur à + 6° en arrivant à Rodez vers 17 H.
Depuis le départ, je sais ce que ressentent un Mr. Freeze (ou un cap’tain Igloo)
Je me suis fait mon hivernale à un seul participant, et n’ai finalement eu froid qu’aux mains et aux épaules.


Sans le tablier et les manchons, je n’y serais pas arrivé.
(Je profite pour faire remarquer au public ébahi que l’on trouve dans le sud-ouest d’excellents manchons de canard à un prix acceptable)

A Rodez, choisissons un Campanile pour la baignoire, dans laquelle je marine jusqu’à l’heure du dîner.
Au plume vers 21H, réveil à 9H, j’ai dormi 12H !!!
Copieux petit déj’, départ peu avant 11H, il ne reste plus que 250 km, il ne gèle même pas, c’est sur un filet de gaz que je rejoins la place Carlo Guzzi, il est 14 H30.


Il ne va pas rester comme ça !
J'ai horreur du bordeaux (la couleur) et j'ai quelques idées...
Il entre en atelier, quelques photos de son aspect quand il était vieux :





Le panier est déposé, le châssis aussi avec l' aide de Biquette


J'ai décidé de faire le montage à blanc à l'envers, et pose le tête de fourche pour déterminer la hauteur du guidon.
Le réservoir sera un LM II, la selle aussi sera remplacée.
Un grand pare-brise-tête de cochon me permettra de rouler agréablement en hiver et sous la pluie.



Le "toit" de l'aquarium à chihuahua va devenir le couvercle du coffre du panier.
Pour cela, il doit être élargi et rallongé.
C'est mon ami René, expert polyester, qui s'y colle !







30 décembre 2019, il est temps de commencer, et d'abord par le moteur .
Ce sera un 1000 Calif.
Du coffre, du couple et de la sobriété !

Je ne résiste pas au coup du "avant-après"





Le circuit de lubrification

Pour adapter un filtre à huile extérieur, et un radiateur d'huile, le carter inférieur doit être modifié.




Les culasses subissent le "traitement spécial", ou multiplication des bougies.
C'est Romain l'artiste à la fraiseuse


Une deuxième bougie apporte vraiment du bonheur : Démarrage rien qu' en montrant la clé, puissance augmentée, consommation diminuée.
J'en profite pour vous faire admirer une belle distribution par pignons.


Bien entendu, la BV est entièrement refaite.




La mécanique rejoint enfin le cadre !


Le remontage se poursuit, la fourche Beringer reçoit deux superbes amortisseurs "Shock Factory" (merci Jacky !)


Qui dit 4 bougies dit 4 bobines, elles proviennent de 2 V11, montées à la place de la batterie.


L' emplacement que j'ai choisi pour loger le bazar électrique


Le maître-cylindre AR est logé dans une boîte à outils de V7.
(quand j' écris "V7", je parle des vraies, celles en fer !)




Je ne voulais pas démonter le chassis side pour peinture afin de ne pas devoir refaire les réglages, mais plus je vois la moto sur la table, plus je me dis que ce n' est pas possible de ne pas le faire.
Sans rien démonter, je charge le break de chasse, et direction chez le peintre !


Les étriers sont rhabillés de neuf, je confectionne les flexibles


L' échappement aussi est monté, j' ai choisi celui du 1000 Quota, qui me libère le côté gauche
Ceux qui ont changé des roues AR de side me comprendront !



Garde-boue et guidon V7 Sport, les supports de phare Calif III deviennent supports du nez de cochon.
Maître-cylindre V11, bien pratique avec son réservoir séparé.


Nous sommes le 23 mars, je suis confiné comme tout le monde, mon chantier avance !
Enfin, elle commence à ressembler à une moto !
Je me suis emboucané pas possible pour monter le tête de fourche pour la bonne raison que, n' étant pas un poulpe, il me manque quelques bras, mais le résultat me convient.





Vous avez sans doute remarqué l'absence de tableau de bord.
Moi aussi, alors, j' ai dû en fabriquer un



31 mars, je commence le faisceau.
Pendant plusieurs jours un certain temps, il n' y aura pas de photos...


Le tableau de bord est terminé, il est monté sur silent-blocs, maintenant commence le travail "fin", plein de petits fils à mettre en place, maintenir et souder avec mes gros doigts...


9 avril, j' ai terminé la première partie.
Tout ce que j' ai pu vérifier fonctionne, tous les circuits sont séparés et ont chacun leur fusible.




Il reste encore le plus délicat, raccorder quelques fils aux témoins lumineux, aux cadrans...
Je continuerai lundi .


Pour faire passer les fils, j' ai déposé le carénage.


Le tableau de bord est fixé par l' intermédiaire de 3 silent-blocs


J' en profite pour trianguler le support du carénage


Tableau de bord câblé :
Compteur GPS: Précision absolue (sauf dans les tunnels)
Compte tours (origine Guzzi)
Voltmètre
Pression d' huile
Température d' huile
Voyants:
Clignotants D et G
Pression mini
Point mort
Feu de route

Yapuka relier tout ça au faisceau...



C' est fait.
Le tableau de bord est démontable simplement en déconnectant une fiche multibroche de caisse.






C 'est pas tout, mais il y a aussi le pont à remonter...


Le pot n' est pas fixé, il tient sur le tirant supérieur qui est chez le peintre.
Les fils en attente sont pour les feux du panier.


Nico, guzziste savoyard, me demande comment est fixée la selle.
Bonne question.
La selle est une copie de la selle de S3, et est, à mon avis, parmi ce que Guzzi a fait de mieux :
L' esthétique, le confort de l' assise, et la fixation à l' arrière du cadre, qui lui sert à basculer et  s' ouvrir largement.
Pour cela, afin que le garde-boue ne soit pas arrêté par la roue, celui-ci pivote grâce à un axe le reliant à la selle (V7 Sport).
Cette pièce n' existe plus, j' en ai fabriqué une à partir d' un garde-boue de T3.






29 avril : Les rétros sont arrivés hier, leur montage me permet d' habiller le guidon, j' arrive au bout, encore les 2 carbus à remonter, confectionner les câbles, et puis...
Je serai arrêté, bloqué par le fait qu' il me faut monter le châssis du side pour y fixer radiateur et filtre à huile.
Les flexibles hydrauliques seront alors confectionnés "sur mesure".
Bien entendu, le moteur étant vide, il ne peut démarrer...
Si nous avons la chance de pouvoir nous déplacer après le 11 mai, je pourrais récupérer le châssis chez le peintre...




Demain, ce sera le 30 avril, une pensée pour nos frères de la Légion.

C' est reparti, nous sommes le 21 mai, les carbus sont montés.
Ce montage que j' affectionne permet de changer les câbles sans démontage du carbu.
Les câbles sont de Ø 1mm, assurant une commande très douce.


Un peu de plomberie aussi pour les reniflards moteur et culasses


Et dimanche dernier, j' ai délinqué grâve en allant chercher le châssis du side.
J' ai même rencontré un artisan qui, non seulement est des plus sympas, mais en plus, est de parole !


Ce matin, à 8 heures :


Et à 14 heures :


Aujourd'hui, j' ai tout serré, et monté l' échappement.


C' est un  superbe Mistral, ça passe très proche, mais tant que c' est proche, ça ne touche pas.
Il y a aussi 2 Shock Factory à l'arrière.


Une plaque d'alu taillée, fixée sur le tirant avant va recevoir le support de filtre


Le support de filtre (il est vraiment très beau) est taillé dans la masse et permet le montage d'un filtre de grande contenance.


Le radiateur d'huile est fixé sur le tube du cadre du panier. Comme le porte-filtre, il est maintenu par des colliers Stauff.
Montage sur deux silent-blocs en partie basse.


Il n' est pas dans le "bon" sens, mais la place n'y est pas.
(sur les Griso, il a la même orientation, mais est placé contre le bloc, au dessous du cylindre)
Et puis, j'ai un témoin de température d'huile pour vérifier que tout va bien.



30 mai: J'ai reçu les roulements, le moyeu est monté !
Il n'y a rien de plus vexant pour un sidecar que de n'avoir que deux roues.
La troisième roue est enfin mise en place.


Dans le respect de la tradition, une bouteille de champagne est aussitôt sacrifiée, et partagée entre la moto et moi.


Le support de filtre est chez le tourneur pour usinage des implantations des capteurs de pression et température d'huile.
Je commanderai mardi les composants du circuit de lubrification, que je réaliserai moi-même en personne tout seul.
Je peux habiller le panier...

Dimanche : On ne va pas y passer le réveillon, mais rien de compliqué à faire :




2 août : Après une longue interruption due à (en vrac: tendance ostéophytique, gonarthrose évolutive, poussée inflammatoire...) je m'y remets enfin.
En bref, plus possible de plier le genou.
A ceux qui me lisent, faites pas les andouilles, ne vieillissez pas !!!


Il y a désormais de nouveaux outils dans mon bouclard :
De G. à D: Le déambulateur, le déplace-mécano, le déplace-mécano travaux bas.
Appuyée sur la table, l'auxiliaire de déplacement.


Le bac à huile est revenu, sauvé et retravaillé par Didier.
(Les filetages que j'avais réalisés n'étaient pas étanches avec la pression d'huile)
Didier a taraudé plus gros et usiné 3 bagues pour rattraper mes bêtises



Le circuit d'huile est enfin opérationnel : La bague la plus à droite reçoit le capteur de température d'huile.




L'amortisseur de direction est remplacé, il limitait le braquage à gauche.
Il est désormais monté sur deux rotules.



Octobre 2020, je reprends.
Résumé des épisodes précédents : J'ai eu d'autres ennuis, mais je vais pas vous gonfler avec ça, 
pas d'allumage, Jacky qui passait dans le coin me fait remplacer les bobines de V11 qui ne produisaient pas la plus petite étincelle par les bobines origine Calif III, elle démarre enfin !


Le lien vers la vidéo :    Vroum !


Ultime photo du 31/10, à B-5
(B, c'est le billard)


On reprend, nous sommes en mars 2021, j'ai été opéré le 06/11/2020 d'une prothèse totale du genou.
Je n'ai plus de douleurs, et si je ne grimpe pas encore aux arbres, je peux me déplacer et faire quelques heures de mécanique.
 

Là, je vais m' emboucaner grâve : Le nouveau moteur provient de mon ex-Calif III, équipée d' un alternateur Ducati, monté sur un vilo "cylindrique", bien plus long que celui recevant un Bosch ou un Saprisa.


Presque 50 mm plus long, damned !
La fourche à balancier vient taper dedans, et si je peux raccourcir le vilo de quelques millimètres, le montage de l'alternateur Ducati est désormais exclu





La seule possibilité est de monter l'alternateur sur le côté D, fixé sur le tube support du panier.
Ce sera un Denso de provenance Suzuki Bandit, entraîné par courroie.
(modif déjà effectuée sur la Veuve Noire et sur Brunnhilde).

Il suffit de réaliser une poulie vilo, et une pour l'alternateur.
C'est mon vieux pote Didier, sidecariste Guzzi et aussi tourneur dans le Jura qui réalise un travail d'orfèvre.
Comment positionner la poulie sur un axe cylindrique?
La technique employée est elle du serrage par cônes :





La courroie devant passer à l'intérieur du tube d'échappement, je décide de reculer la poulie au maximum, pour écarter la courroie de la chaleur.
Pour cela, la lèvre du carter distri est coupée pour gagner 10 mm vers l'arrière.


C'est Baptiste qui s'y colle, et il fait ça très bien.

A

Baptiste, c'est un jeune du village bien comme il faut, passionné de mécanique et qui n'a pas de smartphone greffé dans la main !!!
Il m'a beaucoup (et bien) aidé.


Monté, ça ressemble à ça :



On lui fait une petite protection



Et le tendeur de courroie pour terminer, dont le principe est aussi d'écarter la courroie de la source de chaleur.


Et hop ! Le vilo est 5 mm plus court, et maintenant, ça passe !


Comme l'alternateur a pris la place du radiateur, le radiateur prendra celle du support de filtre !


Vous avez bien entendu remarqué le parcours sinueux des flexibles, mais, comme je n'ai pas gagné au loto, j'ai conservé les flexibles (neufs) confectionnés pour l' ancienne implantation.

Le support de filtre, pas chien pour deux ronds, a simplement été fixé sur le châssis du side.


Je termine la fixation du carénage, mais ne peux installer le phare Calif III comme prévu, il est trop volumineux et le simple changement d'une ampoule serait aussi long qu'un confinement à la française.
Je monte donc un phare plus petit, aimablement fourni par nos amis chinois.



Le tableau de bord suit, je suis sûr que vous allez dire qu'il est bien haut.
Je l'admets, mais j'ai toujours râlé parce que la sacoche de réservoir occultait le tableau de bord.



Nous sommes le 01 avril 2021, elle démarre enfin !


Il reste le montage du panier, et essai routier.
Pas de chance, demain soir il sera interdit de rouler..... 

Le 8 avril, je peux enfin considérer que j'ai terminé, et vous livre les premières photos de ma nouvelle Veuve Noire .





L'amortisseur précédemment monté ne convenait pas, je trouve le même que celui qui m'avait accompagné sur les 720 km de parcours (c'est un montage sur une direction de VW Coccinelle).
Il est enfin monté de manière orthodoxe (merci Philippe)


Aujourd'hui, 14 avril, premiers tours de roue, le comportement routier est enfin acceptable , il ne reste qu'à peaufiner ...


Pour le plaisir, 2 photos de quand elle était vieille :



Je suis heureux, ça commençait à faire un peu long, et ne me souviens pas d'être resté aussi longtemps sans poser mes fesses sur une moto .
Merci d'avoir suivi cette aventure plus longue qu'un feuilleton brésilien, un commentaire me ferait bien plaisir, merci.
JN



Les détails des principales modifications sont à voir ici :

                                               Les modifs
 
 
Juillet 2023 : 
 
C'est vraiment difficile, mais je commence tout juste à accepter l'inévitable :
L' évolution de ma maladie (maladie de Forestier et Rotes-Querol) fait que la moto, c'est fini pour moi.
 
La belle Veuve Noire rouge que je m'étais assemblée avec amour pendant deux ans ne vieillira pas avec moi, je dois m'en séparer.

A cela, je n'y avais jamais pensé, cette moto, c'était pour moi que je l'ai faite.

Je ne l'ai pas même pas usée, elle a 3700 km au compteur.

Je suis motard depuis 57 ans, mais n'arrive pas à imaginer le tricot ou le macramé...